17 juin 2006
Tensions
Elle intellectualise tout. Même l’amour.
Pour elle, l’amour et le sexe, ça n’a rien avoir.
Le désir c’est pour ceux qui ne s’aiment pas.
Elle elle pense valoir mieux que ça, mieux que deux corps inconnus l’un contre l’autre.
Et pourtant…
Et pourtant la boule qui l’a brûlé au creux de son corps était bien due à ces doigts inconnus qui se baladent sur ses reims.
Il a suffit qu’elle voit ce corps bouger dans le noir pour que tout vole en éclats.
Il n’y avait plus de principes, de règles de conduites quand sa langue s’est aventurée sur chaque parcelle de ce corps.
Elle s’est surprise à frémir sous des caresses qui n’avaient rien avoir avec de la tendresse, elle s’est vue tressaillir à l’odeur de sa peau.
Elle a aimé la tension de leur corps l’un dans l’autre. Rien avoir la communion de deux esprits, c’était violent, chimique, animal. Ce qu’elle avait toujours rejeté loin, très loin d’elle, venait de lui revenir en plein visage, l’envahissait jusqu’au plus profond de ces entrailles. Elle a désiré cet homme plus que n’importe quoi d’autre. L’abandon total.
Elle s’est tordue, elle a mordue, griffé, embrassé, plus chienne que ce qu’elle aurait pu imaginé dans ses rêves les plus interdits.
Mais ce n’est pas une fille comme ça.
Mais certains soirs, elle se retrouve hantée par cette chair, elle n’y peut rien, c’est comme si c’était là, sous sa peau un frisson brûlant qui la consume, jusqu’au prochain…
On n’est jamais vraiment ce que l’on croit être.
Voilà je vous laisse là dessus ( si je peux me permettre l'expression) et je pars 5 jours avant de commencer le bouot!!
Jusque là belle vie à tous!

